Marine Le Pen a comparu devant la cour d’appel de Paris dans le cadre du procès des assistants du Front National au Parlement européen.
Un traitement contrasté la présidente de la cour
La présidente de la cour d’appel de Paris, Michèle Agi, qui avait « vivement rudoyé » l’eurodéputé Nicolas Bay la veille et « haché menu » le député Julien Odoul le matin même, a écouté Marine Le Pen « aimablement » lors de son audition mardi après-midi. Le contraste dans le traitement des différents prévenus la cour est notable selon le journaliste.
La position délicate de Julien Odoul
Julien Odoul, condamné en première instance à « huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité », se trouve dans une position « inconfortable ». Son parcours politique est décrit comme varié, étant « passé sans faiblir du Parti socialiste au Nouveau centre d’Hervé Morin, puis à l’UDI et au cabinet de Bruno Le Maire » avant de rejoindre le FN en septembre 2014.
Après avoir rejoint le FN, Odoul a rencontré Marine Le Pen (qui affirme ne pas s’en souvenir) et « rêve de travailler à son cabinet ». En octobre 2014, on lui propose d’être « l’assistant parlementaire d’une nouvelle élue, Mylène Troszczynski », tout en disposant d’un bureau au siège du parti à Nanterre.
Selon ses propres déclarations, l’eurodéputée pour laquelle il travaillait officiellement « ne lui donne rien à faire » et « n’était pas très productive » ni « très chevronnée ». Odoul a profité de cette situation pour « faire son trou au cabinet » et est finalement devenu « conseiller spécial de Marine Le Pen » en février 2015.
Les enjeux pour Marine Le Pen
L’article mentionne que Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, a déclaré que « le terme de ‘système’ me gêne, car on a le sentiment d’une manipulation ». L’issue de ce procès pourrait avoir un impact significatif sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.
L’article du Monde ne détaille que partiellement les arguments développés Marine Le Pen lors de son audition, mais évoque un « argumentaire bien rodé » présenté au quatrième jour de ce procès en appel.
Source: Article du journal Le Monde, « Procès des assistants du FN : Marine Le Pen livre un argumentaire bien rodé, au premier jour de son interrogatoire », publié le 21 janvier 2026. © Crédit Photo : Pexels – Thanh Ly









