Municipales 2026 : un scrutin plus coûteux sous l’effet des réformes et de la hausse des dépenses

Les prochaines élections municipales, prévues les 15 et 22 mars 2026, s’annoncent plus coûteuses que celles de 2020, avec un budget total estimé à près de 200 millions d’euros, soit environ 40 à 46 millions de plus qu’il y a six ans. Cette hausse concerne à la fois l’État et les communes, qui devront assumer des dépenses supplémentaires.

🔹 Un budget national en forte hausse
La dotation allouée au “programme 232” du budget de l’État, qui finance l’organisation des scrutins, passe de 22 millions d’euros (en 2025) à 221 millions en 2026 – principalement pour les municipales. Une grande partie de ces crédits (environ 193 millions) sert à payer l’impression, l’envoi des bulletins, la propagande officielle et à contribuer aux dépenses engagées les municipalités.

🔹 Des facteurs qui font grimper la note
Plusieurs éléments expliquent cette augmentation :

  • La hausse des tarifs postaux, qui coûte plus de 22 millions € pour l’acheminement du matériel électoral.
  • La réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille, issue de la loi du 11 août 2025, qui impose deux tours distincts (et trois à Lyon), avec un surcoût estimé à 15 millions €.
  • L’application de nouvelles mesures de sécurité, décidées la loi du 21 mars 2024, avec un coût supplémentaire d’environ 7,6 millions € pour l’État.
  • Et la parité obligatoire dans les petites communes (moins de 1 000 habitants), qui génère des dépenses supplémentaires supportées cette fois les communes elles-mêmes.

🔹 Les communes aussi concernées
Au-delà du budget de l’État, les villes risquent de voir leur propre coût de fonctionnement augmenter, car la participation financière de l’État aux frais locaux n’a pas été revalorisée depuis 2006. L’Association des maires de France prévient que cette contribution ne couvre plus l’ensemble des charges réellement supportées les municipalités.

En résumé : le scrutin de 2026 devrait coûter nettement plus cher que celui de 2020 en raison de nouvelles réformes électorales, de hausses de prix (notamment postales) et d’obligations légales liées à la sécurité et à la parité, avec des retombées financières pour l’État comme pour les communes.

Credit photo : © Pexels / Edmond Dantès

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *