À l’approche des élections municipales de mars 2026, la maire sortante de Paris, Anne Hidalgo, a officiellement annoncé son soutien à Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche pour lui succéder à l’Hôtel de Ville. Cette prise de position met fin à plusieurs mois d’incertitude et vise à consolider un camp progressiste confronté à une concurrence politique accrue dans la capitale.
Une prise de position attendue de la maire sortante
Anne Hidalgo, qui a choisi de ne pas briguer un nouveau mandat après deux mandats à la tête de la capitale, a longtemps maintenu une certaine distance vis-à-vis de la campagne municipale. Son silence avait alimenté les spéculations sur ses intentions et sur les équilibres internes de la majorité municipale sortante.
En annonçant finalement son soutien à Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint à la mairie de Paris, elle clarifie sa position et envoie un signal politique fort à quelques semaines du scrutin. Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de préserver une continuité dans l’action municipale tout en accompagnant un renouvellement des visages à la tête de la ville.
Emmanuel Grégoire, un candidat de continuité assumée
Désigné candidat de la gauche parisienne, Emmanuel Grégoire incarne une forme de continuité avec les politiques menées ces dernières années à Paris. Son parcours au sein de l’exécutif municipal lui permet de revendiquer une connaissance approfondie des dossiers parisiens et de l’appareil institutionnel local.
Dans sa campagne, il met en avant des priorités déjà centrales dans le débat municipal : logement, mobilités, transition écologique et qualité des services publics. Tout en assumant l’héritage de la majorité sortante, il cherche à affirmer sa propre ligne politique, notamment sur les questions de cohésion sociale et d’équilibre entre les arrondissements.
Une gauche parisienne en quête de rassemblement
Le soutien d’Anne Hidalgo intervient dans un contexte où la gauche parisienne a parfois donné l’image d’un camp fragmenté. Si socialistes, écologistes et communistes se retrouvent globalement derrière la candidature de Grégoire, certaines sensibilités plus critiques à l’égard de la gestion municipale ont choisi de se positionner en dehors de cette dynamique.
Cette situation place Emmanuel Grégoire face à un double défi : consolider l’unité de la majorité sortante tout en élargissant sa base électorale. Le ralliement de la maire sortante vise précisément à renforcer la crédibilité et la lisibilité de sa candidature auprès des électeurs de gauche, mais aussi des indécis.
Une campagne parisienne très disputée
La gauche ne part pas seule dans cette bataille pour l’Hôtel de Ville. À droite, plusieurs responsables politiques entendent profiter des critiques formulées à l’encontre du bilan municipal, notamment sur la circulation, la sécurité ou la propreté, pour proposer une alternance. Le centre et d’autres formations politiques cherchent également à exister dans un paysage électoral très concurrentiel.
Dans ce contexte, le scrutin s’annonce ouvert, avec un premier tour déterminant pour fixer les rapports de force et des possibles négociations entre les deux tours. Le mode de scrutin municipal, qui accorde une prime majoritaire à la liste arrivée en tête, rend chaque point de pourcentage particulièrement stratégique.
Un enjeu politique majeur pour la capitale
L’élection municipale de 2026 constitue un moment charnière pour Paris. Après plusieurs mandats dirigés la gauche, la question de la continuité ou de l’alternance est au cœur du choix des électeurs. Le soutien d’Anne Hidalgo à Emmanuel Grégoire vise à inscrire la succession dans une logique de stabilité, tout en tentant de répondre aux attentes de renouvellement exprimées une partie des Parisiens.
Les thèmes du logement, de la transition écologique, de l’attractivité économique et de la qualité de vie devraient structurer l’essentiel des débats de campagne, dans une ville confrontée à des défis sociaux et urbains majeurs.
Un soutien stratégique à l’approche du scrutin
En apportant son soutien à Emmanuel Grégoire, Anne Hidalgo clôt une séquence d’incertitude politique et contribue à structurer le camp de la gauche parisienne. Ce choix stratégique vise à renforcer la cohérence et la visibilité de la candidature à l’approche d’un scrutin décisif.
Reste à savoir si cette clarification suffira à convaincre un électorat exigeant et à contenir la poussée des forces d’opposition. À quelques semaines du vote, la campagne parisienne s’annonce comme l’une des plus suivies et des plus déterminantes du cycle municipal de 2026.
Crédit photo : ©LP/Olivier Corsan









