À deux mois du premier tour des élections municipales à Lyon (15 et 22 mars 2026), les dernières enquêtes d’opinion confirment une nette dynamique en faveur de Jean-Michel Aulas face à Grégory Doucet, le maire sortant.
Dans le sondage le plus récent réalisé OpinionWay pour LyonMag et Radio Espace, l’ancien président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, est crédité d’environ 47 % des intentions de vote au premier tour, soit une avance très confortable sur ses concurrents.
Grégory Doucet, qui brigue un second mandat après son élection en 2020, stagne autour de 25 % dans ces intentions de vote, malgré une campagne marquée plusieurs propositions sur la sécurité ou l’habitat. Cette stabilité des scores laisse penser que l’écologiste ne parvient pas à inverser la tendance sur le terrain.
Derrière ces deux figures se détachent d’autres candidatures qui pourraient peser sur la configuration du second tour :
- Alexandre Dupalais, soutenu l’UDR-RN, maintient une présence significative autour de 10 % des intentions de vote, ce qui pourrait lui ouvrir une place au second tour si la dynamique se confirme.
- Anaïs Belouassa-Cherifi (La France insoumise) et d’autres listes (centristes ou citoyennes) arrivent ensuite avec des scores plus modestes, souvent en dessous du seuil stratégique de 10 % pour peser à l’approche du second tour.
Sur la base de ces résultats, plusieurs scénarios sont possibles :
- Une duelle Aulas–Doucet au second tour, avec l’avantage net à Aulas.
- La possibilité d’une triangulaire si Dupalais dépasse le seuil requis, compliquant les calculs pour les alliances de second tour.
- Une redistribution des voix si les autres listes de gauche ou centristes fusionnent entre les deux tours.
L’enjeu pour les forces en présence est désormais de réussir à structurer leurs marges de progression avant le mois de mars : l’unité d’une partie de la gauche pour contrer l’avance d’Aulas, ou la consolidation des positions de centre-droite et de droite autour d’un projet alternatif au bilan municipal.









