À l’approche des élections municipales de mars 2026, François Bayrou a annoncé sa candidature pour un troisième mandat à la mairie de Pau. Maire sortant depuis 2014, le président du MoDem mise sur son bilan et son expérience pour convaincre les électeurs, dans un contexte politique local marqué une concurrence renforcée et des attentes élevées en matière de gouvernance municipale.
Un maire sortant face au défi de la continuité
À quelques mois du scrutin, François Bayrou a officialisé sa volonté de briguer un nouveau mandat à la tête de la ville de Pau. Figure centrale de la vie politique paloise depuis plus d’une décennie, il entend poursuivre les orientations engagées lors de ses deux précédents mandats. Cette candidature s’inscrit dans une logique de continuité, mais intervient dans un climat politique où la lassitude vis-à-vis des équipes en place peut également peser sur le vote.
Le maire sortant souligne la nécessité d’achever plusieurs projets structurants et insiste sur la cohérence d’une action municipale menée sur le temps long. Pour lui, la stabilité institutionnelle reste un facteur clé pour accompagner le développement de la ville.
Un bilan municipal au cœur de la stratégie électorale
François Bayrou fonde l’essentiel de son discours de campagne sur le bilan de son action municipale. Il met en avant une gestion qu’il juge rigoureuse des finances locales, ainsi que des investissements continus dans l’aménagement urbain et les équipements publics. Les transformations du centre-ville, les politiques de mobilité et l’attention portée à l’attractivité économique figurent parmi les axes régulièrement cités son entourage.
Sur le plan social, le maire sortant revendique des initiatives en faveur du logement, de la solidarité intergénérationnelle et du maintien des services publics de proximité. La question de la sécurité est abordée de manière plus transversale, à travers des politiques de prévention et de coopération avec les services de l’État.
Une campagne dans un paysage politique fragmenté
La candidature de François Bayrou s’inscrit dans un paysage politique local particulièrement éclaté. Plusieurs listes devraient s’affronter au premier tour, portées des sensibilités allant de la gauche à la droite, en passant le centre et des candidatures indépendantes. À gauche, les discussions portent sur la capacité à construire une offre politique suffisamment unie pour peser face au maire sortant.
Cette fragmentation rend l’issue du scrutin incertaine. Le mode de scrutin municipal, qui accorde une prime majoritaire à la liste arrivée en tête au second tour, renforce l’importance des rapports de force dès le premier tour. Les stratégies d’alliance et les reports de voix pourraient ainsi jouer un rôle décisif.
La question du cumul et de la disponibilité
La campagne municipale ravive également le débat sur la disponibilité de François Bayrou. Son engagement passé et présent sur la scène nationale alimente les interrogations de certains électeurs sur sa capacité à se consacrer pleinement à la gestion municipale. Ses partisans estiment au contraire que cette expérience constitue un atout pour défendre les intérêts de Pau auprès des institutions nationales.
Le maire sortant affirme que son ancrage local demeure au cœur de son action et que la fonction municipale reste prioritaire. Cet argument pourrait toutefois être régulièrement mobilisé ses adversaires au fil de la campagne.
Une élection aux enjeux locaux mais révélateurs
Au-delà du seul cas de Pau, cette élection municipale reflète des tendances observées dans de nombreuses villes françaises. La confrontation entre continuité et renouvellement, entre expérience et aspiration au changement, structure une large part du débat électoral. Les préoccupations concrètes des habitants — cadre de vie, services publics, pouvoir d’achat local — devraient rester au centre des échanges.
Un troisième mandat loin d’être acquis
En se lançant dans la course à un troisième mandat, François Bayrou parie sur la solidité de son bilan et sur la confiance qu’il estime avoir construite avec les Palois. Dans un contexte politique fragmenté et une compétition électorale ouverte, cette réélection ne peut toutefois être considérée comme acquise. Les prochaines semaines de campagne seront déterminantes pour mesurer sa capacité à rassembler au-delà de son socle traditionnel et à répondre aux attentes d’un électorat de plus en plus exigeant.
Crédit photo : © Maxppp – TERESA SUAREZ/EPA









